08/02/2008

The club

 

The Club

Les "Third Person Shooter" ont le vent en poupe, mais comment se faire une place à l’ombre de géants tels que Gears of War ou Uncharted Drake’s Fortune ? A défaut de budget pharaonique, Bizarre mise sur l’originalité.

Plus connu pour sa maîtrise des sports

automobiles ou des petits titres d’arcade hypnotisants que pour sa triste tentative dans les jeux de tir avec Fur Fighter, Bizarre Creations surprend en se lançant dans le TPS. Mais à y regarder de plus près, The Club partage beaucoup avec… Project Gotham Racing.

 

Tuer plus pour gagner plus


L’analogie peut sembler étrange (non, je n’ai rien bu !) mais s’impose d’elle-même dès les premières minutes de jeu. Ici, point de longs niveaux à explorer ou de système de couverture à la mode. Chaque épreuve consiste en un circuit extrêmement bref, avec des règles variables (réaliser plusieurs tours, temps limité, périmètre à défendre, etc.) comportant un élément commun : le score. Vous devez atteindre un objectif minimum et le seul moyen d’y parvenir est, non seulement de tuer avec style (roulade, saut, demi tour, tir à la tête, etc.), mais en plus de réaliser des combos. A chaque fois que vous éliminez un adversaire (ou que vous touchez une pancarte spéciale), un petit compteur se met en marche et vous laisse quelques secondes pour trouver une autre victime (ou une pancarte). Si vous y parvenez, votre multiplicateur de score s’envole, sinon, il s’écroule.

 

Par coeur


Cela implique de courir comme un dératé entre chaque ennemi, bien sûr, mais aussi de connaître et retenir leur emplacement. Car à l’instar d’un jeu de course dont vous parcourez inlassablement les chicanes pour apprendre le tracé, vous arpenterez encore et encore les couloirs de chaque arène, gravant l’endroit exact où apparaissent vos cibles. Ce n’est qu’en élaborant une "trajectoire parfaite" permettant de quasiment lier l’intégralité des kills, que vous parviendrez à surpasser les meilleurs scores.
Si l’on adhère au concept et à son inhérente répétitivité, The Club est un pur bonheur. Chaque épreuve est un concentré de fun et d’adrénaline. Accroché au pad, on trace comme un dératé jusqu’à sa prochaine proie que l’on dégomme d’un tir précis avant de repartir de plus belle, pressé par le clic-clic-clic stressant du chronomètre. Mais la formule manque de souffle.


 

Huit, ça ne me suffit pas


Malgré les huit personnages disposant de caractéristiques (vitesse, force, endurance) spécifiques et les huit environnements (manoir, prison, bunker, navire, ruelles de Venise…) offrant des conditions distinctes, l’action ne se renouvelle pas vraiment. Au-delà des classements online de scores, relativement motivants, on se tourne du coup vers le Multi, or The Club s’y montre un peu trop classique.
Le système de combos n’y a plus sa place, ce qui se comprend avec seulement 8 joueurs possibles, mais du coup, l’action perd beaucoup en frénésie. De plus, si les modes de jeu s’avèrent variés et certains plutôt intéressants, l’aspect labyrinthique des arènes comme la présence de goulots d’étranglement (inévitablement couverts par un enfoiré-de-sniper-qui-campe) posent problème.
The Club n’en demeure pas moins un tire original et défoulant auquel tous les accros du high score devraient jeter un œil, mais en gardant à l’esprit qu’ils n’y passeront pas des semaines entières.

21:47 Écrit par pgm better game dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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